Guide de «magasinage» d'une formation

Comment choisir une formation sur chariot élévateur adéquate et conforme à la règlementation.

Tout d’abord, assurez-vous que la formation réponde aux exigences de l’article 256.3 du Règlement sur la santé et la sécurité au travail du Québec (appliqué par la CSST).

Demandez si la formation comporte un volet théorique et un volet pratique.

Même si le Règlement ne détaille pas les objectifs de la formation, ni sa durée, la référence des inspecteurs de la CSST est la norme canadienne CSA B335- Norme de sécurité pour les chariots élévateurs.

Cette norme dresse les objectifs détaillés que devrait comporter une formation adéquate. Un examen écrit basé sur cette norme devrait permettre d’évaluer vos connaissances.

La même norme prévoit une requalification tous les trois ans (et même une évaluation de mi-parcours, au bout de 18 mois).

Une autre norme CSA, publiée en 2013, Z1001-F13 – Formation en matière de santé et sécurité au travail, aide les organisations à investir efficacement dans des ressources de formation. Elle aide notamment les organisations à déterminer leurs besoins en matière de formation, à définir leurs exigences et à sélectionner des produits et des services de formation qui répondront efficacement à leurs exigences. Elle aide également les organisations à travailler avec les fournisseurs de formation afin de s’assurer que les cours sur la SST sont conçus, élaborés et donnés avec des moyens et une expertise appropriés.

Durée de la formation

La norme CSA B335-04 – Norme de sécurité pour les chariots élévateurs recommande une durée de formation de 12 heures. Cependant, selon l’expérience de l’opérateur ou de sa facilité d’apprentissage, il est possible de l’écourter.

Malgré cela, avec les nouveaux opérateurs de chariot élévateur, une journée de 8 heures, selon nous, demeure un minimum, pour un type de chariot (à conduite assis ou debout).

Dans le cas d’opérateurs d’expérience, il est possible de réduire la durée à 6 heures tout en conservant un niveau de qualité adéquat.

Nous pensons qu’il est essentiel que l’opérateur désirant développer une compétence sur un second type de chariot élévateur, à conduite debout, par exemple, puisse compléter sa formation de 8 heures par l’ajout d’une plage de pratique de 4 heures.

Durée de la formation technique (pratique)

Un chariot élévateur fait partie de la famille de la machinerie lourde. Assurez-vous d’avoir une durée de pratique adéquate et de qualité pour vous permettre de vous familiariser avec le chariot élévateur et de bien comprendre les principes de sécurité. Un ratio acceptable devrait être de 4 participants pour 2 chariots élévateurs.

Si 8 à 10 participants se partagent une seule machine durant une journée de formation de 7 heures, on est en droit de s’interroger sur la qualité de la formation.

Une évaluation technique pour chaque type de chariot élévateur (à conduite assis ou debout) devrait pouvoir dresser vos points forts et vos compétences techniques à améliorer sur un type spécifique de chariot élévateur.

Tous les documents de formation (registre de présence, examen écrit et évaluation technique) devraient pouvoir être facilement transmis à un inspecteur de la CSST, en cas d’accident, ou pour une simple vérification de la compétence de l’opérateur.

Compétences des formateurs

Il n’est pas donné à n’importe qui d’enseigner; les universités prévoient d’ailleurs quatre ans d’études pour l’obtention du baccalauréat pour les futurs enseignants…

Ceci dit, des formateurs compétents doivent avoir des aptitudes en enseignement, être aptes à transmettre un contenu de formation de façon structurée et vulgarisée.

De plus, ils devraient être en mesure d’enseigner les aspects techniques tels que les techniques de virage, l’opération d’un chariot élévateur en espaces restreints, et l’utilisation appropriée de la pédale embrayage/frein, par exemple.

Ils devraient également pouvoir vous encadrer et vous entraîner à développer une certaine efficacité tout en demeurant sécuritaire.

La Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre (ou Loi du 1%) oblige les employeurs à investir 1 % de leur masse salariale en formation. Afin d’exercer des activités chez des employeurs assujettis à la « Loi, les organismes formateurs doivent détenir un agrément de la Commission des partenaires du marché du travail. Cette preuve d’agrément est accessible en ligne.

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